[Draft Remix] 2005 NBA Draft Remix : la draft 2005 revisitée

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[Draft Remix] 2005 NBA Draft Remix : la draft 2005 revisitée

Messagepar Irfan » Jeu FĂ©v 16, 2017 3:23 pm

Le magazine SLAM avait proposé en 2009 une série d’articles faisant le bilan sur les drafts NBA : les NBA Draft Remix. Il n'en reste malheureusement plus qu'une sur leur site, ce qui est dommage... mais les autres sont disponibles ailleurs.
L’idée était de rappeler à chaque fois le contexte d’une draft, et de revenir sur les carrières de plusieurs joueurs. On pouvait ainsi comparer les mérites des plus grandes drafts de l’histoire (1984, 1996, 2003) et des plus faibles (1989, 1998, 2000, 2001).
Chacun des articles suivait la même structure : d’abord, une appréciation d’ensemble sur la draft ; ensuite, une « note » sur celle-ci (de A+ à F), des busts et steals, les équipes qui ont le plus bénéficié de cette draft sur le long terme, et les leaders statistiques ; puis, choix par choix dans le top 10, le « remix » (qui aurait mérité d’être où ?) et le choix véritablement réalisé ; enfin, les joueurs qui ont « raté de justesse le top 10 ».

Il me semble que la dernière draft « remixée » par SLAM avait été celle de 2004. À nous donc de continuer. Je lance la série et essaierai de poursuivre à raison d’un article toutes les deux semaines, mais si cela me prend trop de temps, ou n’attire pas assez de réponses, je ne poursuivrai pas car ce premier remix m’a pris du temps. N’hésitez pas, dans ce cas, à prendre le relais si vous le souhaitez !
Évidemment, l’idée est de pouvoir amender le classement ou les commentaires, en particulier pour les joueurs encore actifs. Pourquoi pas en faire ensuite une compilation, illustrée par les bons designers du forum ?
Pour chaque draft, je me suis servi de http://www.basketball-reference.com/draft, de Wikipedia, et d’autres sites en complément.

...

......................................................................................................Draft de 2005

.........................Image

La draft de 2005 était la dernière draft où les joueurs de lycée étaient éligibles : le CBA interdisait aux Américains de se déclarer éligibles à la draft avant l’âge de 19 ans. Deux ans après le grand cru de 2003, et un an après un cru assez médiocre en 2004, cette draft a été marquée par l’arrivée de deux meneurs qui ont compté parmi les meilleurs de 2005 à 2012, Chris Paul et Deron Williams. Ce dernier est cependant aussi l’illustration d’un phénomène qui a marqué la draft 2005 : des joueurs qui ont connu un pic de carrière plutôt court, et altéré par les blessures. Danny Granger et Andrew Bynum ont ainsi joué respectivement 10 et 8 saisons avant de prendre leur retraite (temporaire ?) à 31 et 26 ans.
Malgré la fragilité de plusieurs joueurs stars de cette draft, on peut tout de même souligner que 55 des 60 draftés ont joué en NBA, très nettement au-dessus de la moyenne. Sur ces 55 joueurs, beaucoup sont encore en activité et ont un rôle non négligeable en NBA, le meilleur d’entre eux étant encore chaque année dans les discussions autour du top 10. Au final, cette draft souvent considérée comme assez mauvaise n’est pas honteuse : le premier choix a été décrié, mais a prouvé sa valeur, il n’y a pas de bust absolu dans le top 10 et une vingtaine de joueurs de cette draft ont joué 10 saisons ou plus en NBA. Dans le remix, après un n°1 indiscutable, on pourrait interchanger les positions entre la 3e et la 7e place, en fonction des critères retenus, sans trop se tromper. C’est bien le signe d’une draft certes pauvre en talents historiques, mais riche de solides joueurs NBA.
Enfin, cette année fut aussi celle d’une arrivée massive de Français en NBA pour rejoindre Parker, Abdul-Wahad, Diaw, Moïso et Piétrus, avec quatre joueurs choisis dont trois pivots.


Note : B-
All-Stars : 5 (Deron Williams, Chris Paul, Andrew Bynum, Danny Granger, David Lee)
Le bust : Ike Diogu, Warriors, choix n°9
Le steal : Marcin Gortat, Suns, choix n°57
Le(s) Français : Johan Petro (25, Sonics) ; Ian Mahinmi (28, Spurs) ; Ronny Turiaf (37, Lakers) ; Mickaël Gelabale (48, Sonics)
L’équipe bénéficiaire sur le long terme : Los Angeles Clippers (Chris Paul)
Le ROY : Chris Paul
Le meilleur marqueur : Chris Paul
Le meilleur rebondeur : David Lee
Le meilleur passeur : Chris Paul


Choix n°1 | Milwaukee Bucks
En 2005 : Andrew Bogut
Le remix : Chris Paul (4)
Chris Paul s’est imposé dès son arrivée en NBA à l’âge de 20 ans, comme le sauveur d’une ville meurtrie par l’ouragan Katrina. Alors que les Hornets jouaient leurs matches « domicile » à Oklahoma City pendant ses deux premières saisons, CP3 devenait la mascotte de toute la Louisiane. Capitaine sur le terrain, démontrant des qualités de maturité égales à ses qualités de vision du jeu et de combativité, il s’est aussi montré actif en-dehors, donnant de son temps et de son argent pour reconstruire cette ville. Durant six saisons aux Hornets, il a tourné à 19 points, 10 passes et 4,5 rebonds de moyenne, affichant 16 points et 8 passes dès sa première saison, couronnée par le trophée de rookie de l’année.
Lassé de ses échecs en playoffs dans une conférence Ouest extrêmement forte, où il est barré par les Spurs et les Lakers, Chris Paul rejoint les Clippers et Blake Griffin en 2011, au terme d’un imbroglio car il devait rejoindre l’autre franchise de Los Angeles et viser le titre avec Kobe et Bynum. Aux Clippers, Paul continue à assurer la même production statistique remarquable, et, malgré quelques blessures, permet aux siens de se positionner chaque saison comme outsider. Cependant, le succès n’est pas au rendez-vous en playoffs : trois éliminations au deuxième tour, deux éliminations au premier tour, et chaque année, des blessures.
Il reste encore quelques belles années à Chris Paul, puis encore des chances en tant que vétéran, mais l’espoir d’un titre s’éloigne de plus en plus. Même sans ce Graal, le petit meneur a déjà une place parmi les meilleurs : 9 fois all-star, 8 fois all-NBA, 10e passeur et 15e intercepteur de l’histoire de la ligue. Une pépite.

Choix n°2 | Atlanta Hawks
En 2005 : Marvin Williams
Le remix : Deron Williams (3)
Il est toujours étrange de se le rappeler aujourd’hui, mais, durant quelques années, on pouvait vraiment débattre de qui était le meilleur meneur entre « D-Will » et « CP3 ». Deron Williams a tourné à 19 points, 10 passes et 3 rebonds de moyenne à Utah entre 2006 et 2011, avant une année à 21 et 9 aux Nets. Mais ses problèmes de chevilles ont accéléré son déclin, et il est vite devenu une blague, considéré comme une diva en surpoids, incapable de changer son jeu pour s’habituer à ses limitations physiques, comme le prouvait un FG% en chute libre (de 51% en 2007-2008 à 39% en 2014-2015) et des prises de tête avec ses coaches. À Dallas, il retrouve cependant un rôle utile, dans une équipe bien organisée, qui ne lui demande pas de jouer en pénétration comme s’il avait encore 23 ans et des chevilles neuves.
3 fois all-star, 2 fois all-NBA, et capable de faire passer Carlos Boozer pour le Karl Malone des années 2005-2010, Deron Williams est un très bon meneur, à qui on souhaite une fin de carrière à la Jason Kidd dans cette équipe de vétérans où il se sent bien.

Choix n°3 | Utah Jazz
En 2005 : Deron Williams
Le remix : David Lee (30)
David Lee est un joueur qui a souvent été sous-estimé au fil de sa carrière, et qui l’a débutée en étant le dernier choix du premier tour, mais déjà en double-double lors de son année sophomore. Meilleur joueur d’une équipe faiblarde des Knicks à la fin des années 2000, puis d’une équipe faiblarde des Warriors au début des années 2010, il a laissé l’image d’un intérieur sous-dimensionné (pivot/ailier fort de 2m06) et peu athlétique, capable de scorer et de prendre des rebonds, mais incapable de protéger son panier et de faire gagner son équipe. Il est mis sur le banc quand les Warriors triomphent en 2015, et perd dix points de moyenne.
Malgré tout, David Lee a été 2 fois all-star, 1 fois all-NBA, et de 2008 à 2014 il a tourné à 18 points, 11 rebonds et 3 passes de moyenne. C'est bien lui, l'intérieur de petite taille, qui totalise le plus de rebonds dans cette draft comptant des pivots solides. Aujourd’hui aux Spurs, dans un rôle de septième homme, il y semble à l’aise et affiche un beau 59% au tir, et un +/- très avantageux.

Choix n°4 | New Orleans Hornets
En 2005 : Chris Paul
Le remix : Marcin Gortat (57)
Le « Marteau polonais », un des derniers choix de la draft, n’est arrivé en NBA qu’en 2007, comme doublure d’un Dwight Howard qui arrivait dans sa meilleure forme. Il s’est donc contenté des miettes qui lui restaient : 13 minutes de moyenne de 2008 à 2010, tout en étant clairement le meilleur backup à son poste, comme il le montrait quand DH12 était blessé ou suspendu. Tradé en 2010 aux Suns qui l’avaient drafté en 2005, il y explose (15 points et 10 rebonds), avant de signer à Washington. Aux Wizards, le voilà pivot titulaire et apprécié pour son jeu propre quoique rugueux : 13 points et 10 rebonds de moyenne et une saison 2016-2017 prometteuse sur le plan collectif avec des performances individuelles au même niveau.
Un intérieur solide, qui terminera sa carrière avec des moyennes autour de 11 & 10 et avec une bonne expérience en playoffs. Il est rentré en NBA deux ans après celui qui le suit sur ma liste, n’a jamais connu un pic aussi élevé en carrière, et a peu de chance de gagner deux titres, mais il devrait pouvoir toucher plus d’argent au total et a déjà des totaux bien supérieurs dans toutes les catégories statistiques.

Choix n°5 | Charlotte Bobcats
En 2005 : Raymond Felton
Le remix : Andrew Bynum (10)
Andrew Bynum fait partie des joueurs NBA dont on ne peut s’empêcher de se demander s’ils étaient vraiment contents de jouer. Drafté à la sortie du lycée par une franchise mythique, jouant aux côtés d’un des meilleurs joueurs de l’histoire, doté d’un physique remarquable, Andrew Bynum a été mis en couveuse par les Lakers, qui l’ont peu à peu responsabilisé, et l’ont rentabilisé en 2009-2010 pour épauler et reposer Gasol. Il pète un câble en playoffs 2011 dans la débâcle des Lakers contre Dallas, qu’il symbolise d’un geste honteux sur Barea.
Mais, deux fois champion, âgé de 24 ans, Bynum devient all-star en 2011-2012 avec 19 points, 12 rebonds et 2 contres de moyenne et est sélectionné dans le all-NBA second team. On en parle alors comme du nouveau Shaq ou du successeur de Dwight Howard. C’est d’ailleurs dans la venue de celui-ci aux Lakers que Bynum est tradé vers les Sixers. Il n’y jouera pas une minute, blessé durant toute une saison qu’il passe plus volontiers sur un parquet de bowling que de basket.
En 2013-2014, il joue une vingtaine de matches pour les Cavs, puis deux pour les Pacers, puis plus rien. Couvé et choyé de longues années aux Lakers, développé comme un projet fait pour accompagner Kobe dans sa quête du nouveau Shaq, il a disparu de la NBA assez brutalement, entre blessures, manque de professionnalisme, et manque apparent d’envie. Au final, c’est un bon palmarès, et plus de 70 millions de dollars de salaires, mais on ne comprend pas comment un tel joueur peut enregistrer sa dernière saison à 26 ans seulement, deux ans après avoir tutoyé les sommets.

Raymond Felton, choisi en cinquième position en 2005, joue toujours en 2017. Il est le cinquième joueur de la draft au total de points marqués, le troisième au total de passes distribués, mais seulement le treizième aux win shares. Joueur solide, tournant à 12 points et 6 passes de moyenne en carrière, il a failli sortir de la ligue après avoir pris du poids, mais il rend encore des services précieux aux Clippers pour pallier aux blessures de Chris Paul. À la limite du top 10 de cette draft.

Choix n°6 | Portland Blazers
En 2005 : Martell Webster
Le remix : Danny Granger (17)
Joueur clef pour les Pacers dès son année sophomore (14 points et 5 rebonds), Danny Granger a connu son unique sélection au all-star Game à l’âge de 25 ans, en 2009, récompense mérité pour un joueur (MIP de la saison) qui arborait des statistiques de 26 points, 5 rebonds et 3 passes par match. Mais sa franchise restait médiocre, et Granger n’a pas connu les playoffs de 2007 à 2010. Lorsqu’il les retrouve, en 2011, il sort au premier tour. En 2012, au terme d’une saison à 19 points de moyenne, il passe la main à Paul Georges, plus jeune et meilleur que lui sur un profil similaire : blessé, Danny disparaît très vite de la NBA. 75 minutes disputées en 2012-2013, 850 minutes en 2013-2014 pour Indiana puis les Clippers, 600 minutes en 2014-2015 pour le Heat, le voilà sans équipe à l’âge de 31 ans, et reconverti en consultant sportif, même s’il n’a pas officiellement pris sa retraite.
Joueur sympathique, scoreur prolifique d’équipe médiocre, il affiche un respectable 17,5 points de moyenne en 9 saisons passé avec les Pacers, mais sa carrière se résume à cela, et au fait que la franchise de l’Indiana a décollé après son passage sur le banc.

Choix n°7 | Toronto Raptors
En 2005 : Charlie Villanueva
Le remix : Andrew Bogut (1)
Finalement, Andrew Bogut a quelque peu « souffert » de l’étiquette de numéro 1 et des attentes qui y étaient liées, alors qu’il a été reconnu comme un élément essentiel du titre des Warriors en 2015, dans un rôle de pivot passeur, défenseur, et capable d’abnégation pour le collectif. Joueur véritablement dévoué, qui semble se contrefaire de ses statistiques personnelles, il a tout de même culminé à 16 points et 10 rebonds à Milwaukee en 2009-2010 (ce qui lui vaut d’être élu dans la All-NBA third team), mais n’a jamais été l’option numéro 1 qui était espérée. Tradé aux Warriors en 2012 contre Monta Ellis (plus bas sur la liste), il en est un peu l’image inversé. Alors que certains le raillent pour sa fragilité physique et sa baisse statistique (entre 6 et 7 points par match aux Warriors), son rôle important est démontré tant dans la victoire de 2015 que la défaite de 2016. Mais un rôle de l’ombre, pas celui que l’on attendait chez le premier choix de draft. Sélectionné dans la deuxième équipe défensive all-NBA en 2015.

Charlie Villanueva, lui, a connu un début de carrière correct, avec 13 points et 6 rebonds dès son année rookie, jusqu’à 16 et 7 en 2008-2009. Signé par Détroit en 2009 comme free agent pour un beau salaire, il a été l’exemple type du joueur dont les statistiques baissent une fois le jackpot touché : 12, puis 11, puis 7 points par match. Peu impliqué dans l’équipe qui cherche à s’en débarrasser, il signe au minimum vétéran à Dallas en 2014 puis en 2015, et sort de la ligue en 2016, même s’il a fait savoir récemment sur Twitter qu’il est encore disponible, à 32 ans seulement.

Choix n°8 | New York Knicks
En 2005 : Channing Frye
Le remix : Marvin Williams (2)
Choisi en deuxième position de cette draft, Marvin Williams n’était pas l’objet d’attentes faramineuses. Ailier fort relativement « NBA-ready » pour ses 19 ans, il devait pallier au départ d’Al Harrington, sans empiéter sur les tickets shoot de Joe Johnson et Josh Smith, deux jeunes recrues à qui il devait être associé pour désembourber les Hawks et leur permettre de s’envoler vers des cieux plus cléments. Starter à partir de son année sophomore, souvent décalé à l’extérieur, il a accompagné la progression d’Atlanta avec une moyenne de 12 points et 5 rebonds, dont une pointe à 15 & 6, mais avec des pourcentages médiocres. Tradé à Utah où il a peu été utilisé, il joue à Charlotte depuis 2014 dans un rôle de stretch 4 qui devrait lui permettre de prolonger sa carrière NBA encore plusieurs saisons. Assez peut-être pour le mettre dans le top 10, devant des joueurs plus scoreurs mais moins réguliers.

Channing Frye, lui, est un de ces joueurs : trois saisons aux Suns à plus de dix points, attraction de 2m11 tirant à trois points (44% de réussite en 2009-2010), mais incapable de dépasser les 6 rebonds à part une saison. Il a réapparu aux Cavs, où il rend de fiers services en sortie de banc. Si cela se traduit par une deuxième bague de champion, il faudra sûrement le réintégrer dans notre classement.

Choix n°9 | Golden State Warriors
En 2005 : Ike Diogu
Le remix : Monta Ellis (40)
Monta Ellis est un joueur clivant : certains, comme fouflouf sur notre forum, l’adorent ; d’autres le trouvent néfaste. Ce petit arrière shooteur, jamais sélectionné au all-star Game, a pourtant tourné à 25,5 points de moyenne en 2009-2010, en duo avec son compère de draft David Lee. Mais c’était sous Don Nelson, avec un rythme endiablé, et des résultats décevants (26-56). Tradé à Milwaukee en 2012, passé par Dallas, puis Indiana, le « Mississipi Bullet » a vu ses stats décliner, et les Pacers semblent ne plus en vouloir. Jeune trentenaire, il paraît pourtant déjà au bout de sa carrière.
Il ne faut pas oublier que Monta Ellis a scoré en moyenne 18 points par match durant ses 12 saisons NBA, accompagnés de 4,5 passes et 3,5 rebonds ! Mais il ne faut pas oublier non plus que son palmarès est vierge, à part le MIP en 2007, et que son +/- en carrière en négatif.

Quant à Ikechukwa Somotochukwa Diogu, né aux États-Unis de parents nigérians, il a connu une belle carrière universitaire mais n’a pas pu s’imposer en NBA. Après un parcours de journeyman avec six équipes en six saisons, pour 2800 minutes au total, il a joué en Chine, à Puerto Rico, en D-League, et a été champion d’Afrique avec le Nigeria. Rien de honteux donc mais un « bust » relatif pour un choix du top 10.

Choix n°10 | Los Angeles Lakers
En 2005 : Andrew Bynum
Le remix : Lou Williams (45)
Un des steals de cette draft, Lou Williams a eu un début de carrière difficile avant de faire le bonheur des fans des Sixers, de passer par Atlanta et Toronto, avant d’arriver aux Lakers en 2015, où il aurait bien pu se retrouver dix ans plus tôt si la draft s’était déroulée comme on vient de la réorganiser !
Depuis 2007, Williams n’est jamais descendu sous les 10 points de moyenne sur une saison et il en marque 14 par match en moyenne sur ces dix années (à 42%). Détenant tous les tickets shoots qu’il veut en sortie de banc à Los Angeles, il culmine à 18,5 points à 44%, à l’âge de 30 ans. De quoi monter un peu dans ce classement d’ici la retraite ? Peut-être… mais difficile de voir dans ce sixième homme autre chose qu’un scoreur soliste sans réel impact sur les résultats de son équipe.


Ils sont aux portes du top 10 : Raymond Felton, Channing Frye, Nate Robinson, Ersan Ilyasova, Amir Johnson, Ian Mahinmi.
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Messagepar Casi-fo » Jeu FĂ©v 16, 2017 9:08 pm

L'idée de l'article est intéressante, merci pour la réalisation de celui-ci.

Chris Paul est évidemment le joueur à retenir sur cette draft, joueur emblématique de New Orleans et qui est parvenu à faire une saison 2007/2008 d'un point de vue individuel et collectif de très haut niveau, depuis son arrivée aux Clippers il est parvenu à placer ceux-ci en haut de la NBA avec une nouvelle crédibilité. A voir s'il parviendra à aller trés loin en playoffs en étant l'un des contributeurs majeurs de son équipe. En 2005, il est trés surprenant que Atlanta ne l'ait pas pris, surtout compte tenu de leur besoin au poste de meneur à ce moment là.

Compte tenu de la position à laquelle Bynum a été pris, il a contribué solidement avec les Lakers, et son éclosion a permis aux Lakers de pouvoir se positionner dans un échange pour faire venir le meilleur pivot du moment, et sa non présence aux 76ers a été la fin de l'ère Collins et une nouvelle saison médiocre avec pas de playoffs, et une position dans le milieu pour la draft, bref la brave équipe pour les observateurs.

Lou Williams a été intéressant dans un rôle de sixième homme, et en tant que joker en sortie de banc il a été solide pour ses équipes, même s'il a quelques lacunes et que son impact n'est pas toujours notable.
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1 2 3 4 5 6ers... 10 9 8 76ers http://www.youtube.com/watch?v=gEKK3GVd150
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Messagepar Irfan » Jeu FĂ©v 16, 2017 11:09 pm

Oui, Atlanta a vraiment mal choisi en 2005... même si Marvin Williams n'est pas un mauvais joueur, il n'était pas attendu bien meilleur que ce qu'il est devenu donc je ne sais pas ce que les Hawks espéraient. J'ai hésité à en faire le "bust" de la draft, mais quand même, il fait une carrière honnête.
Les Hakws avaient besoin d'un meneur, et les trois choix suivants en ont été ! Ils auraient d'ailleurs sans doute davantage bénéficié de Raymond Felton que de Marvin Williams ; et, avec CP3-Joe Johnson-Josh Smith en extérieurs, ils auraient pu espérer faire bien mieux à l'Est.
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Messagepar LucAl » Sam FĂ©v 18, 2017 10:38 am

Super topic, vraiment sympa à lire ! D'ailleurs, je vois que tu reviens fort sur le forum actuellement et ça fait plaisir !

Globalement d'accord avec ce que t'as pu dire sur tous les joueurs.

Certains ont connu de vraies superbes années au top avant de s'éteindre rapidement, d'autres auront eu une carrière longue et plutôt solide sans être très visible.

Au final, un seul franchise player (Paul), un qui l'aura été pendant quelques temps (Deron Williams), quelques supernova (Bynum et Granger) et beaucoup de joueurs de rôle (Bogut, Marvin Williams, Felton, Frye, Green, Jack, Petro, Maxiell, Kleiza, Mahinmi, Lee, Bass, Miles, Ilyasova, Turiaf, Ellis, Lou Williams, Blatche, Gortat, Amir Johnson). C'est plutôt honorable, même si pas forcément ultra glorieux.

Toutefois, quand on regarde les drafts qui suivent, on se dit quand même qu'elle a très bien vieilli. Il faut aller jusqu'à la 2008 pour retrouver une certaine densité de joueurs capables de faire une longue carrière.

Nos Français illustrent bien cette draft au final, surtout Ian Mahinmi. Pas d'énormes talents mais des gars qui ont su travailler pour durer dans la ligue, ce qui est toujours très compliqué.

Édit : en fait, ceux qui avaient le surplus de talent ont fini en supernova du fait d'un manque de sérieux alors que ceux qui n'avaient pas grand chose d'autre que leur physique ont mieux travaillé. Bynum ne m'a jamais trop plu. Mais pour Granger, c'est vraiment dommage qu'il ait renoncé à traiter ses genoux une fois qu'il a quitté les Pacers... Je l'aimais beaucoup et je pense qu'il aurait pu devenir un de ces 4 ultra recherchés dans la ligue de par leur polyvalence. Il aurait pu être une sorte de Joe Johnson ou Shane Battier.
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Messagepar fouflouf » Lun FĂ©v 20, 2017 11:14 am

Sympa ton article, je suis tombé sur ce genre de trucs récemment, je trouve ça intéressant.
Je suis d'accord avec ce que tu as dit, tu as bien décrit le tout.
Personnellement j'aurais bien vu Bynum un peu plus bas, mais je suis peut-être encore déçu de son passage Sixers.
Et puis j'aurais mis Ellis deuxième aussi. Évidemment.
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Messagepar Irfan » Lun FĂ©v 20, 2017 9:39 pm

Merci pour vos réponses ! Activité de vacances, je vais vite me calmer :-).
Pour Ellis, je m'en doutais fouf ;-) ... cela dit je l'ai peut-être placé bas quand même. En 7e il serait bien aussi, selon ce qu'on cherche chez un joueur. En tout cas il me paraît quand même devoir être rangé derrière Granger et sans doute Gortat. Je ne vous cache pas que je me suis principalement appuyé sur les WS pour le classement
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